Instantanés de quartiers
Exposition photo : Patrice Terraz et Charlotte Zobel

Elle a fait le choix du noir et blanc et d’un format carré, lui celui de la couleur. Les deux artistes ont pendant six mois arpenté plusieurs quartiers d’Alès, Anduze, Saint-Ambroix et La Grand’Combe à la rencontre des lieux, de leurs habitants, de leurs actions, de leurs passions avec un seul impératif : capturer ce qui sort de l’ordinaire, l’extra-ordinaire.

Du 16 au 21 décembre 2017 de 14h à 18h30 (sauf dimanche)
Salle d’exposition – Pôle Culturel et Scientifique – 155, faubourg de Rochebelle, Alès. Entrée libre
Projet à l’initiative de la préfecture du Gard avec le soutien du cget. Coordination Festival Cinéma d’Alès – Itinérances.

« Lorsque l’on a imaginé Instantanés de Quartiers pour les communes d’Alès, Anduze, La Grand’Combe et Saint-Ambroix, classées prioritaires au titre de la nouvelle politique de la ville, c’est en pensant à un autre regard : celui que nous pourrions vous proposer sur ces territoires, les femmes et les hommes qui y vivent, sur sa diversité, sa richesse et son énergie. Loin des stéréotypes, loin aussi d’un angélisme béat, c’est un regard émouvant parfois, surprenant souvent, sensible toujours, que nous voulions faire partager sur le quotidien des quartiers du bassin alésien.
Quelques mois de travail et l’immense talent de Charlotte Zobel et Patrice Terraz, deux photographes aux univers très différents, nous permettent aujourd’hui de vous présenter Instantanés de Quartiers. »
Olivier Delcayrou, sous-préfet d’Alès.

Instantanés de quartiers, instantanés de vie

« Si ta photographie n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près. »
« Il faut être curieux, désobéissant et avoir une patience de pêcheur à la ligne. »

Ces citations des deux Robert – Capa et Doisneau -, auraient pu guider le travail des photographes Charlotte Zobel et Patrice Terraz dont les instantanés de quartiers sont autant d’instantanés de vie.
Pour différents qu’ils soient, les regards de chacun des photographes ont en commun un savant mélange de curiosité sincère et d’attention respectueuse.
En aucun cas voyeuriste, leur démarche s’inscrivait dans un temps long permettant de remarquables photographies. Comme autant de reflets de réalités parfois inattendues et rendues ici plus tangibles que bien des dossiers et sigles souvent absconds ou réducteurs.
À la confiance qui a été accordée aux deux photographes pour ce projet a répondu la confiance de celles et ceux qui ont croisé leur objectif : Marcel, Kaëla, Josée, Gérard, Khokha, André, Malik, Clara, Polly, Ludovic, Sam, Nour-Eddine, Julien et bien d’autres.
Quand le regard s’attarde sur des territoires souvent réduits à des clichés, l’inattendu se laisse capter, se dévoilent alors les richesses et les talents que les deux photographes ont su saisir.
« On cherche toujours comment exister, comment regarder les autres, comment porter un regard sur les gens. » Raymond Depardon
Patrice Terraz vit et travaille à Marseille. Il est membre de la maison de photographes Signatures.
Son activité de photographe indépendant le fait collaborer avec des agences de communication, des institutions ou des supports de presse tels que Le Monde, L’Obs, Phosphore, Néon ou la revue 6 Mois
Il développe depuis des années un travail personnel qui se distingue par son approche humaine, son engagement social et sa richesse plastique. Ses photographies ont fait l’objet de nombreuses expositions à travers le monde.
En 2015, il participe au projet collectif de photographie documentaire La France vue d’ici porté par Médiapart et ImageSingulières.
En 2017, il est l’un des 15 photographes sélectionnés par le Centre National des Arts Plastiques pour la commande photographique nationale La Jeunesse en France.
Il a publié plusieurs ouvrages dont Itinérances, recueil de portraits de personnalités du cinéma réalisés au Festival Cinéma d’Alès et, le dernier en date, Californy, un an auprès des jeunes de Corbeil-Essonnes, restitution de la résidence photographique effectuée pour le festival l’Œil Urbain.

Charlotte Zobel est une photographe française. Elle vit à Générargues près d’Alès.
Diplômée du College of Technology section design and photography de Leeds et de l’ETPA de Toulouse, sa démarche s’oriente vers une volonté de montrer le détail, de s’arrêter sur l’instant, de capter le moment dans une relation avec l’autre et avec elle-même.
Entre fiction et histoire personnelle, son travail s’articule également autour des notions d’intimité, de mémoire et de filiation. Ses photographies sont régulièrement exposées dans divers lieux en France.
Elle a publié en 2016 Joseph Zobel photographies regroupant des photographies réalisées par son grand père Joseph Zobel, écrivain et poète martiniquais, donnant lieu à diverses expositions au FILAF à Perpignan et lors des Photaumnales de Beauvais. En parallèle, Charlotte Zobel développe un travail pédagogique au sein de l’association Diptyk à Anduze, enseignant les techniques photographiques à destination d’un large public et participant à des interventions artistiques dans divers lieux de l’agglomération alésienne.

www.charlottezobel.com